Dernière mise à jour :
13 juillet 2017


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Le chant
- La cetera - La pifana - Le culombu


Le chant

"Mes sources sont les chants sacrés ainsi que les chants de montagne (Cantu Sacru et Cantu Nustrale) et, en amont des sources, les sons, les appels , les silences, les stations, les contemplations , les bêtes, la façon de porter la voix de l'homme en montagne id est des anciens bergers.
Ce n'est guère le chant mare è sole des années 50-60 qui me guide, mais plutôt l'invocation de la nature brute dans toute sa majesté et l'intériorité religieuse de l'homme au coeur du mystère de la Création. Une recherche de l'archaïque et du sacré à travers le chant profond et des compositions qui ne tendent pas à être fidèles à la Tradition dans sa forme, mais dans sa source, dans son énergie, son mystère primitif et sa puissance magique et incantatoire. Le religere de l'homme aux hommes et à la nature".

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La cetera

"L'instrument - cistre corse à 16 cordes - était très populaire jusqu'au milieu du XIXème siècle. Il accompagnait chant & violon lors de veillées. Essentiellement de tradition orale, il avait quasiment disparu de la mémoire collective corse jusque dans les années 1980 où la conscience affirmée d'une spécificité culturelle a permis le reaquistu.

Dans l'état des recherches, le dernier homme qui en jouait était forgeron. Il s'est éteint en 1934: Luiggi Succi. Avec lui s'est éteinte le tradition.



Il ne reste aujourd'hui que très peu d'instruments d'époque. Celle dont je joue est connue sous le nom de Cetera d'Oletta. Elle a 200 ans et c'est la seule cetera d'époque actuellement jouée (une autre cetera d'époque en état de jeu est visible au Musée des Arts et Traditions populaires de Corte).


Elle me vient de mon Grand'Oncle François Agostini qui n'en jouait point mais qui me l'a toujours désignée avec respect quand j'étais enfant. Elle était accrochée au mur dans la maison ancestrale d'Oletta, et il me disait que nul ne savait plus comment en jouer mais qu'il était très important de la conserver.

Il me l'a léguée lorsqu'il est parti. J'ai alors pris l'instrument et commencé de composer dessus. Elle n'avait pas joué depuis 100 ans. Sur la manche, la trace des doigts des Anciens me parlait des notes à jamais envolées et des airs de danses révolues. Des mélodies suspendues et des voix disparues autour de l'âtre des dernières veillées. Bien après que l'écho se soit évanoui, je me suis laissé guider à l'estime par l'instrument, et ce qu'il avait à dire après un si long silence et une quasi-mort, dans la quète d'une mémoire imaginaire libre de tout dogme".

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La pifana

C'est l'ancienne flûte des bergers corses. Elle est taillée dans une corne de chêvre .

Le culombu


Gros coquillage dans lequel on souffle pour le faire sonner.

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